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La Grande-Bretagne défend son programme anti-terroriste

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La Grande-Bretagne défend son programme anti-terroriste

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Charles Clarke n’aura pas ménagé ses efforts pour convaincre les eurodéputés de soutenir son programme anti-terroriste. C’est en représentant de la présidence européenne que le ministre britannique de l’Intérieur s’est adressé au président du Parlement puis aux élus. Deux mois après les attentats de Londres, il a plaidé pour la présence de données biométriques, telles que les empreintes digitales, jusque sur les permis de conduire.

“Nous considérons que des données biométriques consistantes et cohérentes devraient automatiquement figurer sur les visas, les passeports, les cartes d’identité, et je suggèrerais même que ce soit le cas pour les permis de conduire”, a-t-il expliqué devant les élus. Autre question soulevée, l‘équilibre entre droits fondamentaux et sécurité. Dans le collimateur britannique, l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme, qui a déjà empêché des extraditions. La réaction du libéral Graham Watson. “Nous pensons qu’il est très important de trouver un équilibre entre libertés individuelles et intérêt public en matière de sécurité. Mais s’il s’agit d’expulser des gens vers des pays où il risquent la torture et la prison, s’il s’agit de détention sans procès, s’il s’agit de fournir à la police un accès illimité aux e-mails et aux conversations téléphoniques des individus, alors, nous voulons que les garde-fous juridiques nécessaires soient solidement mis en place.” Pour Londres, la lutte anti-terroriste est une priorité absolue. D’où le projet de rétention des données téléphoniques et informatiques à l‘échelle européenne. Censé être adopté dès le mois prochain, il prévoit de conserver pendant un an des données telles que l’identité de l’expéditeur ou du destinataire du message.