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Première élection présidentielle multipartite en Egypte.

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Première élection présidentielle multipartite en Egypte.

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Peu de suspense, Hosni Moubarak est déjà donné vainqueur, mais un scrutin historique, puisque jusqu‘à préset, les Egyptiens s’exprimaient seulement par référendum sur un candidat désigné par le Parlement, dominé par le parti du Président. Cette fois, Hosni Moubarak, qui a voté ce matin a face à lui 9 candidats.

Son rival le plus pugnace, Ayman Nour, chef du petit parti libéral al-Ghad, a voté dans son fief de Bab al-Chaariyah, un quartier populaire du Caire, estimant que l‘élection marquait “un tournant dans l’histoire” de l’Egypte. L’autre challenger de poids Noumane Gomaa, 71 ans, chef du néo-Wafd, crédité par des commentateurs d’une seconde position. Mais pas plus que les autres candidats en lice, ces deux-là ne semblent avoir de chance face à un président Moubarak assis sur un quart de siècle de pouvoir, et servi par des médias d’Etat qui lui sont acquis . Une journée en tous cas marquée par la confusion, listes électorales non à jour, retards dans les bureaux de vote, autant de phénomènes dénoncés par le mouvement d’opposition Kefaya, qui boycotte le scrutin.

Plusieurs centaines de partisans de ce mouvement se sont réunis au centre du Caire pour dénoncer ce qu’ils estiment une mascarade démocratique. “Le Président a choisi ses opposants, dénonce cet homme, cela ne se passe dans aucune démocratie du monde”. Sous la pression internationale, la constitution a été amendée avant l‘été, mais les conditions pour se présenter sont draconiennes, seuls les partis légaux pouvaient se présenter, et les mouvements non autorisés ont crié au marché de dupe. Une opposition décidée à se faire entendre, et c’est peut-être la principale nouveauté de ce scrutin.