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Dans un discours devant un institut d’experts à Londres, Jack Straw, le ministre britannique de l’Intérieur, a plaidé pour la candidature turque, à moins d’un mois de l’ouverture des négociations, prévue pour le 3 octobre.

“La Turquie est une nation laïque avec une population musulmane majoritaire. En l’accueillant dans l’Union européenne, nous démontrerons que les pays occidentaux et musulmans peuvent prospérer ensemble en tant que partenaires dans le monde moderne. L’alternative est trop terrible pour être envisagée”, a-t-il martelé. Tous les partenaires européens ne sont pas de cet avis, à commencer par Chypre, car Ankara refuse obstinément de reconnaître la République de Chypre. Le président Tassos Papadopoulos et son gouvernement ont de fait demandé une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères le 26 septembre, tout en excluant de lier la question turque à celle d’une réunification de l‘île. Fin juillet, la Turquie a étendu son accord d’Union douanière aux nouveaux Etats-membres comme le lui demandait l’Europe, mais elle a aussi stipulé ne pas reconnaître officiellement les autorités de Nicosie. Un problème de taille, face auquel les Vingt-Cinq ne parviennent pas à formuler une réponse commune.

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