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Le marché européen de l'électricité entre libéralisation et oligopole

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Le marché européen de l'électricité entre libéralisation et oligopole

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Un an après la seconde phase de libéralisation du marché européen de l‘électricité, plusieurs experts ont constaté une concentration accrue dans le secteur. Claude Turmes, le vice-président du groupe des Verts au parlement européen relance le débat sur l’ouverture à la concurrence des marchés en s’appuyant sur un récent rapport. Dans certains pays comme au Royaume-Uni, çamarche. Dans d’autres, le chemin est encore long.

“Si on veut qu’il y ait une concurrence entre les producteurs d‘électricité, on ne peut pas permettre à des compagnies comme EDF-France, E-ON et RWE-Allemagne… A trois, ils contrôlent plus de 40% de la production d‘électricité européenne.”

Autre entrave au développement de la concurrence, le réseau de transport de l‘énergie qui restent sous le contrôle des grands groupes selon un rapport de Felix Christian Matthes de l’Oko-Institut de Berlin. “L‘électricité est le seul secteur dans lequel vous avez un seul réseau que l’on appelle “monopole naturel” alors que dans les télécommunications, il y en a plusieurs, chaque opérateur de téléphonie mobile possèdant son propre réseau”. En attendant l’ouverture total du marché qui sera effective au 1er janvier 2007, les grands groupes engrangent de substanciels bénéfices. Les Verts souhaiteraient une plus grande sévérité de la part de Bruxelles comme l’explique Gilles Merrit. Le secrétaire général d’“Amis de l’Europe”, un groupe d’analystes indépendants qui n’y croit pas vraiment.“Personnellement, je ne pense pas que la commission européenne puisse s’attaquer aux grandes entreprises du secteur de l‘énergie dans le climat politique actuel. Cela pourrait se retourner contre les citoyens et notre industrie. Cela me semble vraiment peu probable”. L’un des objectifs majeurs de cette libéralisation reste précisément la baissse des prix de l‘énergie. Une baisse engagée notamment au Royaume-Uni et en Suède mais qui se fait toujours attendre en particulier en France.