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Le Premier ministre japonais et leader du Parti Libéral démocrate a dissout la chambre basse du Parlement le 8 août dernier et s’est engagé à démissionner s’il n’obtient pas la majorité aux prochaines élections législatives. Les députés avaient voté contre son projet de privatisation de la Poste, une institution au Japon, et qui est la plus grande banque de dépôts au monde.

Junichiro Koizumi s’en explique : “Pourquoi le service de la Poste ne pourrait être contrôlé par des citoyens privés ? Pourquoi cela devrait-il être fait par les services publics ? Je vous pose la question.” Face à Koizumi, très médiatique, l’opposition semble un peu fade. Le leader du Parti démocratique, Katusya Okada, reste loin derrière dans les sondages : “Changeons cette nation. Changeons la politique de cette nation. Si l’on admet cette possibilité, nous pourrons changer le régime.” Le PLD règne en effet sans partage depuis l’après-guerre. Certaines habitudes font grincer les dents, surtout à l‘étranger, comme les visites annuelles du chef du gouvernement à un temple dédié aux combattants nippons, comptant des criminels de guerre notables. Koizumi doit s’y rendre lundi en cas de victoire. Autre problème pour une partie de l‘électorat, la présence depuis décembre 2003 de troupes en Irak, la plus importante mission militaire du Japon depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

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