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Comment les Allemands de Bruxelles appréhendent-ils les élections de dimanche?

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Comment les Allemands de Bruxelles appréhendent-ils les élections de dimanche?

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Ils travaillent dans la capitale européenne ou y font leurs études, mais ils suivent de près la campagne dans leur pays, conscients des inquiétudes économiques et sociales qui touchent l’Allemagne. Margareta Hauschild, la directrice du Goethe Institut à Bruxelles, revient sur les réformes qui font débat.

“Je pense que les Allemands sont conscients du fait que nous avons besoin de réformes sociales. Je pense d’ailleurs qu’aujourd’hui ces réformes sont largement acceptées. Mais en même temps, je crois qu’il y a beaucoup de peur.” Paul Kirchof, probable ministre des Finances en cas de victoire de la coalition conservatrice-libérale, a plaidé pour des mesures fiscales radicales, à commencer par un même taux d’imposition pour tous les Allemands et la suppression des avantages fiscaux. Cet analyste rappelle, lui, l’engagement d’un meilleur respect du Pacte de stabilité. “Si l’Allemagne respecte le Pacte, elle sera en mesure de demander aux autres Etats-membres de faire de même. Il y aura un effet domino. On pourra aussi se mettre d’accord sur une interprétation des changements apportés au Pacte, et récemment interprétés de différentes manières.” Encore faut-il que les partisans d’une plus grande souplesse budgétaire acceptent de resserrer la vis. Mais à en croire Werner Wobbe, chef de file des militants sociaux-démocrates à Bruxelles, l’opposition aurait autant de mal que le gouvernement Schröder à suivre les règles, si ce n’est plus. “S’il y avait une coalition réunissant conservateurs et libéraux, l’endettement public de l’Allemagne aurait tendance à augmenter. Car je ne pense pas que les nouvelles politiques fiscales qu’ils prônent permettent de mieux contrôler le budget.” Au niveau de la politique européenne, la question turque est aussi source de divisions. Le chancelier sortant Gerhard Schröder tient à ce que la Turquie adhère à l’Union. Angela Merkel y est farouchement opposée.