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L'arrivée des voitures chinoises en Europe ne provoque pas de crainte

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L'arrivée des voitures chinoises en Europe ne provoque pas de crainte

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Les constructeurs automobiles chinois ont acquis de l’expérience auprès des constructeurs occidentaux dans leur pays et ils commencent à lancer leurs voitures à l’assaut de l’Europe. Contrairement aux habitudes, pour la 61ème édition du salon de Fancfort, les vedettes sont les modèles présentés par trois constructeurs chinois. Le constructeur Geely notamment, qui expose cinq modèles : trois berlines, un break et une sportive baptisée CD : initiales de China Dragon, qu’un importateur portugais doit distribuer dans la péninsule ibérique.

“Les trois constructeurs chinois présents sont des seconds couteaux”, affirme un spécialiste du marché automobile, ajoutant que les principaux comme SAIC sont absents. Ceci n’empêche de trouver à Francfort des modèles chinois comme cette Chery offrant une certaine similitude avec des modèles déjà existant vous ne trouvez pas ? La production de voitures chinoises va crescendo : de 700.000 en 2001, les constructeurs chinois – grâce aux joint ventures avec des constructeurs occidentaux – ont déjà produit 2 millions 800.000 unités au cours du premier semestre 2005 selon les chiffres de l’organisation internationale des constructeurs d’automobiles. La Chine veut prendre la place de troisième producteur mondial à l’Allemagne cette année, se tourne vers l’export aujourd’hui et lance ses voitures à l’assaut de l’Europe mais les voitures chinoises en sont pas considérées comme une menace pour l’industrie automobile occidentale avant cinq ou dix ans.

Les véhicules “made in china” doivent faire leurs preuves et comme le dit un consultant du secteur : “on n’achète pas une voiture comme une chemise ou un jouet en plastique, même si son prix est deux fois moins élevé que celui d’un modèle européen. Basculer sur des produits chinois aux marques inconnues et à la qualité incertaine, poursuit le consultant, ce n’est pas pour demain”.