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La Pologne pourrait virer à droite lors des prochaines élections générales

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La Pologne pourrait virer à droite lors des prochaines élections générales

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A une semaine des élections législatives en Pologne, un scrutin blanc était organisé à Wrzesnia, dans l’est du pays. Pas vraiment un test, tous les partis n‘étant pas représentés, mais plutôt pour certains l’occasion d’un petit entraînement.

Ces élections sont compliquées, de fait, par un double scrutin, les législatives étant suivies par une présidentielle… Les deux campagnes se sont largement confondues. Longtemps en tête des sondages, mais devancés pour la première fois aujourd’hui, les libéraux de la Plateforme Civique, PO, sont menés aux législatives par Jan Rokita, et aux présidentielles par Donald Tusk. Les deux hommes sont des anciens de Solidarnosc, pro-européens, résolument libéraux, ils promettent l’instauration de la flat tax, un impôt sur le revenu à taux unique, déjà adopté par de nombreux pays post-communistes. Une orientation qui ne plaît guère au parti passé juste devant le PO, Droit et Justice, parti catholique conservateur, qui devrait selon toute vraisemblance être amené à former une coalition avec le PO. A sa tête, pour compliquer les choses, deux hommes, Jaroslaw Kaczynski et Lech Kaczynski. Le premier mène le parti aux legislatives, le second est candidat aux présidentielles. Ils sont frères jumeaux, ce qui n’a pas été un grand atout pour leur campagne… L’un des plus anti-européens des partis politiques européens, Samoobrona, l’auto-défense paysanne du charismatique Andrzej Lepper, gagne du terrain avec 11% des intentions de vote, il pourrait devenir la troisième force politique du pays devant les sociaux-démocrates. Car c’est en effet une déroute annoncée pour le SLD au pouvoir, rongé par des scandales de corruption, et dont le meilleur candidat à la présidentielle, Wlodzimierz Cimoszewicz, a dû se retirer de la course après avoir subi une campagne de diffamation. Il annonçait la semaine dernière vouloir protester ainsi contre le caractère sale de la campagne. Un retrait qui a jeté une ombre de plus sur la gauche discréditée, et dont le renouvellement total des dirigeants avant la campagne n’aura sans doute pas suffi.