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L'immigration clandestine au coeur du sommet Espagne-Maroc

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L'immigration clandestine au coeur du sommet Espagne-Maroc

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Si le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, se satisfait du nombre croissant de clandestins interpellés en 2004, son homologue marocain, Driss Jettou, réclame l’aide des Européens pour leur rapatriement.

Après les évènements de mardi, le sommet qui s’ouvre aujourd’hui à Séville s’annonce crucial. En moins de 24 heures, un millier d’Africains ont tenté de franchir la clôture qui sépare le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla, qui se trouve sur le continent noir. L’assaut des clandestins, qui se ruaient par centaines sur les clôtures de sécurité, a déstabilisé les 200 membres des forces de l’ordre présents. Près de 300 clandestins ont pu passer la frontière. Une fois arrivés à Melilla, qui fait partie de l’espace Shengen, ces sans-papiers sont difficilement expulsables. Le commissariat enregistre leurs noms sans pouvoir vérifier leurs identités. La plupart affirme venir de pays qui n’ont pas d’accord de rapatriement avec l’Espagne. Pour mettre un frein à cet exode, Madrid termine les travaux d‘élévation de la clôture de Melilla, installe des détecteurs infrarouges à la frontière, et mobilise 40 policiers de plus. Insuffisant pour Rabat qui revendique en outre la souveraineté de Melilla.