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UE : le chemin sera encore long pour la Turquie

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UE : le chemin sera encore long pour la Turquie

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Pour parvenir jusqu’aux portes des négociations, la République de Turquie s‘était vu imposer par les 25 deux préalables incontournables. D’une part la signature du protocole étendant les principes d’union douanière aux nouveaux Etats membres de l’Union, y compris la République de Chypre. Et d’autre part, la réforme de son code pénal, Bruxelles exigeant des garanties notamment sur la question des droits de l’homme et du respect des minorités ethniques. Le nouveau code pénal a été entériné au mois de mai par le parlement turc et le protocole douanier validé au mois de juillet. La Turquie a donc rempli les deux conditions préalables posées par Bruxelles à l’ouverture des négociationssur l’adhésion. Mais la question chypriote, au centre du différent entre Ankara et les capitales européennes, est loin d‘être réglée. Accord douanier ne vaut pas reconnaissance officielle pour Ankara. La Turquie continue d’ailleurs d’interdire son accès aux transporteurs maritimes et aériens battant pavillon de la partie grecque de l‘île. Le paradoxe est flagrant : comment la Turquie ferait-elle partie d’une union dont elle refuse de reconnaître l’existence d’un des membres ? Bruxelles exige donc que cette reconnaissance officielle de la république de Chypre intervienne d’ici à la fin du processus de négociations. Un nouvel état des lieux sera dressé l’an prochain. Ce processus de négociations en vue d’une adhésion est le plus contraignant qu’ait imposé Bruxelles à un pays candidat, il peut d’ailleurs être interrompu à tout moment de façon unilatéral.