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Blair sous pression sur le budget européen

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Blair sous pression sur le budget européen

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Ce n’est pas sa tasse de thé, et c’est un des principaux sujets de blocage avec le président français… Le budget européen 2007-2013, dont les Britanniques ont empêché l’adoption lors du dernier sommet de Bruxelles, est toujours sur le bureau de Tony Blair. Le Premier ministre a annoncé qu’il ne comptait pas évoquer le dossier lors de la prochaine rencontre entre les 25 à Hampton Court, mais il changera peut-être d’avis tant ses partenaires ont accentué la pression ces dernières semaines, appuyés notamment la Commission.

Le politologue Daniel Gros, installé à Bruxelles, pointe les difficultés auxquelles les Britanniques, qui assurent la présidence tournante de l’Union européenne, font face : “Blair a dit : ‘si la politique agricole commune est revue, alors nous pourrons parler de notre rabais britannique’. Après, sa propre ministre est venue devant le Parlement européen, et elle a dit : ‘Excusez-nous, mais nous n’avons absolument aucune idée sur la façon dont nous pourrions changer la politique agricole.” Le député populaire européen, Alain Lamassoure, juge, lui, avec beaucoup de sévérité le bilan de Tony Blair. Le Premier ministre avait promis une présidence brillante, capable de réformer les institutions. Mais, selon ce représentant français, il n’aurait rien fait jusqu’ici, à part ouvrir les négociations d’adhésion avec la Turquie : “Il est souhaitable que le Royaume-Uni exerce pleinement sa présidence et ne considère pas qu’avec l’ouverture des négociations avec la Turquie, son mandat est terminé. Il préside jusqu’au 31 décembre, et c’est à cause du Premier ministre britannique que les négociations sur le budget européen ont échoué en juin dernier. Il devrait avoir à coeur de faire redémarrer les négociations et de les faire au moins aboutir entre les gouvernements.” La balle semble donc aujourd’hui dans le camp du gouvernement britannique. Tous les Européens veulent qu’un budget soit adopté, en particulier les dix nouveaux pays membres qui ne savent toujours pas ce que l’Europe pourra leur apporter.