DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Le Cachemire pakistanais, épicentre du désespoir et de la désolation

Vous lisez:

Le Cachemire pakistanais, épicentre du désespoir et de la désolation

Taille du texte Aa Aa

Le bilan des pertes humaines semble pour l’heure impossible à évaluer.
Les autorités locales avancent le chiffre de plus de 30 000 victimes.
Le gouvernement pakistanais parle lui de 18 000 morts confirmés.

Au désastre s’ajoute l’horreur. La plupart des victimes seraient des enfants.
Le tremblement de terre s’est produit quelques minutes après la rentrée des
classes, les bâtiments scolaires n’ont pas résisté à la violence du séisme.
Avec des moyens dérisoires, des parents tentent désespéremment de porter
secours à d‘éventuels survivants ensevelis sous des tonnes de gravats.

Jaglari, Kufalgarh, Harigal, Baniyali…la liste des villages qui ont
entièrement disparus avec leurs populations ne cesse de s’allonger.
L’un des porte-paroles de l’armée pakistanaise a qualifié ce séisme de plus
grande catastrophe qu’ait connu le pays. Il s’agit de l’un des tremblements de
terre les plus meurtriers enregistrés dans le monde au cours des vingt
dernières années.

Le séisme a touché samedi en début de journée le nord du Pakistan, le
nord-ouest de l’Inde et dans une moindre mesure le nord-est de l’Afghanistan.
La première secousse, d’une magnitude de 7,6 sur l‘échelle de Richter, a été
suivie d’une quarantaine de répliques plus ou moins puissantes.

Muzaffarabad, la capitale du Cachemire pakistanais, a été détruite à plus de
50%. Accès par voie terrestre coupés, lignes téléphoniques rompues, la ville
qui compte près de 100 000 habitants est coupée du monde. Les rares immeubles
encore debout menacent de s’effondrer à tout moment et les habitants ont
préférer passer la nuit dernière dehors, en dépit des températures glaciales.
Glissements de terrain et zones frontalières minées achèvent de compliquer le
travail des secours.

Le principal hôpital de la région, un établissement militaire de la capitale
provinciale, n’a lui non plus pas résisté au séisme. Les blessés sont évacués
vers un jardin public transformé en hôpital de fortune.