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Cachemire pakistanais : les épidémies guettent les survivants

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Cachemire pakistanais : les épidémies guettent les survivants

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Un froid glacial, plus de nourriture, de l’eau probablement contaminée, plus de toit sur leur tête… Dans les villes du cachemire pakistanais, les conditions de vie ne peuvent qu’exacerber le désespoir des habitants… Les distributions de vivres et de couvertures se terminent inévitablement en empoignades. La police ne peut faire face. Ici, à Muzaffarabad, près de 100 000 personnes vont dormir dehors pour la 4ème nuit consécutive depuis le tremblement de terre.

Dans les campagnes, la situation est pire. Car, là aucune aide n’arrive encore. Les hélicoptères et les convois commencent juste à atteindre Muzaffarabad et Balakot. Alors les villageois, du moins ceux qui peuvent marcher, descendent des montagnes pour trouver de l’aide. D’après l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires, 4 millions de personnes se retrouvent sans-abris. Les autorités pakistanaises estiment que le séisme a tué au moins 40 000 personnes. Le bilan des blessés se monte à 60 000. Des blessés qu’il est difficile de soigner. Dans la région un millier d’hôpitaux ont été complètements détruits.

Le séisme qui a frappé samedi a aussi causé des dommages au Cachemire sous contrôle indien : 32 000 habitations détruites et au moins 1 300 morts. Un bilan moindre, ce qui explique que les équipes internationales concentrent leurs efforts côté pakistanais. L’aide matérielle devrait atteindre 272 millions de dollars dans les six mois à venir si l’appel de fonds des Nations Unies est entendu. En attendant, sur le terrain, les équipes internationales font ce qu’elles peuvent. Des secouristes venus des Emirats arabes unies s’attristent de n’avoir pu sauver que trois personnes, mais d’avoir récupérer une soixantaine de cadavres.

Une équipe de sauveteurs français a apporté avec elle des technologies reconnues pour leur efficacité en cas de tremblement de terre. Toujours à Balakot, grâce à une caméra, ils ont ainsi pu sauver cinq enfants dans les dernières 24 heures. Mais ces lueurs d’espoir sont peu nombreuses, la plupart du temps, les secouristes et les gens qui ont récupéré des pelles et des brouettes pour creuser ne retrouvent que de petits corps sans vie, au grand désespoir de tous…