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La course aux antiviraux est lancée

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La course aux antiviraux est lancée

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Les experts placent leurs espoirs dans l’Oseltamivir, commercialisé sous le nom de Tamiflu, en cas de mutation de la souche favorisant une transmission entre humains. Le seul laboratoire qui le produit va en intensifier la production, mais la longueur du processus de fabrication, douze mois, risque de poser des problèmes à terme. Dans les laboratoires, on s’active pour identifier précisément la variante de l‘épidémie et produire des vaccins. Un traitement complet de cinq jours de dix capsules de Tamiflu coûte environ 56 euros. Malgré le prix, certains se sont précipités dans les pharmacies. Certaines sont déja en rupture de stock. L’OMS met en avant les mesures d’hygiène à respecter. Un vaccin peut bien sûr aider, mais il ne peut pas arrêter une épidémie : “Pour arrèter le développement d’une pandémie de grippe aviaire, nous allons devoir produire assez de vaccins pour les inocculer partout dans le monde, soit six milliards de vaccins de plus, et cela, c’est clair on ne peut pas le faire” a dit ce porte-parole de l’OMS.

Rien ne permet en tout cas d’assurer que des antiviraux comme le Tamiflu seront vraiment efficaces en cas de transmission à l’homme. Une équipe de chercheurs a d’ailleurs identifié une souche du virus H5N1 de la grippe aviaire qui est résistante au Tamiflu, c’est ce qu’a rapporté vendredi l’hebdomadaire scientifique britannique Nature. Au moins jusqu‘à maintenant, une raison d‘être optimiste: en Europe, on n’a encore retrouvé aucun oiseau migrateur infecté: ceci signifierait que le virus attaque les individus les plus faibles, qui meurent avant de pouvoir parcourir de grandes distances.