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Damas se défend d'être impliqué dans le meurtre d'Hariri

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Damas se défend d'être impliqué dans le meurtre d'Hariri

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La Syrie rejette en bloc le rapport qui l’accuse d‘être impliqué dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Toutefois le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Ahmad Arnous, affirme que son pays est prêt à coopérer avec la commission d’enquête de l’ONU.

Comment ? Difficile à dire. Lorsque l’on demande à la Syrie si elle accepte que plusieurs de ses ressortissants soient auditionnés, les autorités répondent qu’elles “prendront les mesures diplomatiques nécessaires”, sans donner plus de précisions. Le 14 février dernier 21 personnes meurent dans un attentat en plein coeur de Beyrouth. Parmi les victimes : l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, hostile à la tutelle syrienne. Selon les premiers résultats de l’enquête internationale dirigée par Detlev Mehlis, l’attaque n’a pu être organisée sans l’aide de hauts dignitaires syriens et libanais. Saad Hariri, fils de l’ex-Premier ministre assassiné, salue la publication durapport Mehlis et demande que les responsables répondent de leur crime devant un tribunal international. Aux vues des premiers résultats de l’enquête, les Etats-unis réclament une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU et envisagent des sanctions pour la Syrie. Sanctions qui ne sont pas envisageables avant la fin de l’enquête, prévue pour la mi-décembre. Les Libanais anti-syriens n’attendent pas. Ils ont déjà célébré la publication du rapport vendredi soir.