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Le plus proche conseiller de George W.Bush visé par la justice

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Le plus proche conseiller de George W.Bush visé par la justice

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Une tempête de plus sur la maison Bush, médiatico-judicaire celle-ci. Dans la ligne de lire de la justice : Karl Rove, le plus proche conseiller de George W.Bush. Habituellement dans l’ombre du président, il fait beaucoup parler de lui depuis quelques semaines. Et pour cause : il risque d‘être inculpé ces prochaines 24 heures dans l’affaire de l’identité dévoilée d’un agent de la CIA.

Rove n’est pas le seul haut-responsable à être sur la sellette. Lewis Libby, le directeur de cabinet du vice-president Dick Cheney est aussi dans le collimateur du procureur spécial Patrick Fitzgerald. Ce dernier devrait les inculper de fausses déclarations, obstruction à la justice ou encore dévoilement de documents classifiés. L’affaire remonte en fait à l‘été 2002, quand plusieurs proches de George W.Bush se rassemblent dans un groupe qui a pour mission de préparer l’opinion publique à la guerre. Peu avant l’invasion de l’Irak, dans son discours de l‘état de l’Union, le chef de la Maison Blanche avait accusé formellement le régime de Saddam: “Le gouvernement britannique a appris que Saddam Hussein a cherché des quantités significatives d’uranium en provenance d’Afrique”.Mais peu après, en juillet 2003, Robert Wilson entre en scène. Cet ex-ambassadeur affirme publiquement que les informations sur l’uranium africain ne sont pas crédibles; il accuse l’administration Bush d’avoir grossit la menace irakienne. Quelques jours après ces déclarations de Wilson, l’Amérique apprend par la presse que l‘épouse du diplomate, Valerie Plame est un agent de la CIA. Comment et pourquoi cette information classée confidentielle a-t-elle filtré ? C’est là que l’enquête est ouverte mais déjà Wilson dénonce une manœuvre de la Maison Blanche, visant à le discréditer. Et les fils de cette manœuvre sont tirés selon lui par l’inévitable Rove. Le scandale est suffisamment grand pour forcer George Bush à s’exprimer en juillet dernier : “J’ai donné pour instruction à chaque membre de mon équipe de coopérer pleinement dans cette enquête, mais je ne me fierai pas aux spéculations de médias”. Karl Rove, grand manitou de la politique et de celle de Bush particulièrement, pourrait ne pas sortir indemne de cette affaire. Mais au-delà des accusations contre la garde rapprochée de Bush, ce “Ciagate” ou ce “Rovegate” comme on l’appelle déjà, met en lumière un autre débat : les justifications de l’entrée en guerre. L’opposition n’a pas fini de demander des comptes