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Azerbaïdjan: tensions après les législatives

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Azerbaïdjan: tensions après les législatives

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En Azerbaïdjan, le parti au pouvoir se dit sûr de sa victoire aux législatives et l’opposition réclame l’annulation du vote. Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 16h. Le taux de participation atteint à peine les 40%. 125 députés seront élus. Mais l’Azerbaïdjan ne connaîtra pas les premiers résultats de ses législatives avant demain soir.

Plus que la composition du parlement qui n’a pas de pouvoirs réels, c’est la crédibilité du président Ilham Aliev et sa capacité à maintenir la stabilité et la démocratisation du pays qui sont en jeu. L’opposition est prête à descendre dans les rues. Les leaders de la coalition Azadliq, qui veut dire Liberté, crient à la fraude. En allant voter, Isar Gambar et Ali Keremli avaient fièrement arboré une cravate orange, la couleur de la révolution ukrainienne. Ils continuent de dénoncer la répression menée par le pouvoir et promettent de partager les gains du pétrole avec la population. Un argument de poids dans un pays dirigé d’une main de fer depuis plus de dix ans par la dynastie Aliev, même si le président a promis des élections transparentes et démocratiques et prévenu qu’il ne tolérerait aucun trouble contestataire. Cette situation explosive est attentivement surveillée par le conseil de l’Europe, l’OSCE, le département d’Etat américain et bien sûr de grandes compagnies pétrolières. Celles-ci ont investi des milliards d’euros pour l’exploitation des ressources pétrolières du pays et la construction de l’oléoduc transportant l’or noir de la mer caspienne vers l’Europe via la Turquie.