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France : un état d'urgence très rârement utilisé

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France : un état d'urgence très rârement utilisé

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La loi sur l‘état d’urgence, qui date d’avril 1955 en pleine guerre d’Algérie, n’avait été appliquée qu’une fois depuis, en 1984 pour rétablir l’ordre en Nouvelle-Calédonie. Elle ne peut être décrétée que pendant douze jours, et éventuellement prorogée par le biais d’un projet de loi présenté devant le Parlement.

Mais dans les banlieues, certains habitants doutent de ses effets réels : “Sarkozy n’est pas arrivé à faire en sorte que ça ne brûle pas, dit un jeune, alors comment il va faire pour que les gens restent chez eux dormir? A mon avis, je pense que ça ne va pas marcher”. D’autres habitants des cités françaises dites “sensibles” se sentent pris au piège et n’attendent qu’une chose, que cela cesse : “Bon, oui, c’est une bonne idée si c’est pour arrêter tout ça”, réagit une femme. “Parce que ça commence à devenir la guerre. En plus, les enfants n’y sont pour rien. Je ne vois pas pourquoi ils brûlent les écoles”. Jusqu’au 20 novembre, dans les zones sous état d’urgence, des perquisitions pourront être menées s’il y a suspicion de détention d’armes. Les préfets pourront également ordonner des mesures de restriction ou d’interdiction de la circulation des personnes ou des véhicules. Et les fauteurs de troubles pourront être assignés à résidence.