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Discours ambivalent du président syrien

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Discours ambivalent du président syrien

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La communauté internationale avait les yeux tournés vers la Syrie, ce jeudi matin. Il est vrai que c’est là, au coeur de l’Université de Damas, que le président Bachar Al-Assad, après un impressionnant bain de foule, a délivré un discours fleuve à l’ambivalence certaine.

Il y fut bien évidemment question de l’assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri. Le chef de commission d’enquête internationale de l’Onu, Detlev Mehlis avait d’ailleurs été invité à Damas. Mais d’après le président syrien, le magistrat allemand a décliné l’offre. “La Syrie n’est pas impliquée dans l’assassinat, ni au niveau des personnes, ni au niveau de l’Etat”, a-t-il affirmé, ajoutant que son pays était prêt à coopérer avec la commission d’enquête de l’Onu, mais “non aux dépens de la sécurité et la stabilité de la Syrie”. Le Liban a été vilipendé. “Nous ne pouvons pas avoir de bonnes relations avec le Liban lorsqu’une partie de ceux qui sont au pouvoir sont hostiles à la Syrie et acceptent que leur pays serve aux complots”, a-t-il ajouté, alors que son pays est accusé d’implication dans le meurtre du leader libanais Rafic Hariri. Un discours qui a parfois déplu. Au cours d’une conférence de presse, le président français a menacé le Syrie de sanctions internationales si Bachar Al-Assad continuait à “ne pas vouloir comprendre la nécessité de coopérer totalement avec les Nations unies”.