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France : la facture des violences s'annonce salée

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France : la facture des violences s'annonce salée

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Après trois semaines de violence dans les banlieues françaises, la situation n’est toujours pas calmée et les solutions font l’objet de nombreux débats. Mais déjà l’heure est au bilan, au moins financier. Avec plusieurs milliers de voitures incendiées et de nombreux bâtiments publics endommagés ou détruits, la facture sera lourde.

Sur l’ensemble des villes touchées, en Ile de France ou ailleurs, une première estimation des compagnies d’assurance évalue le coût des émeutes à 200 millions d’euros, dont une vingtaine pour les seules voitures brûlées. Les assureurs ne seront pas les seuls à assumer l’ardoise. L’Etat aussi va devoir payer. Et même les personnes non-assurées peuvent tenter un recours au titre de la loi de 1983. Pour faire face à ce coût, la France va bénéficier de l’aide européenne dans le cadre d’un programme qui concerne déjà neuf villes : “Nous sommes présents en France via une initiative spéciale, une initiative urbaine pour quatre villes de la région parisienne et cinq autres villes importantes qui ont été visées par les violences, explique Danuta Hubner, de la Commission européenne. On peut mettre entre parenthèses la bureaucratie et utiliser des procédures qui facilitent la redistribution des fonds”. Au titre de ce programme, baptisé URBAN 2, 103 millions d’euros ont été alloués à la France pour ses banlieues en difficultés. 50 n’avaient pas encore été dépensés et pourraient donc être utilisés par les zones les plus touchées. Ces fonds étaient initialement destinés à des opérations de revitalisation économique et sociale des villes et banlieues en crise. Ils ont d’ailleurs permis de nettes améliorations dans certaines d’entre elles. Mais l’argent qui reste servira à réparer plutôt qu‘à rénover.