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Le grand jour d'Angie

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Le grand jour d'Angie

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Angela Merkel est officiellement chancelière de l’Allemagne depuis ce matin. Aboutissement d’un vrai parcours du combattant depuis sa maigre victoire du 18 septembre, négociations interminables, coups de théâtre en série pour parvenir à un programme de coalition avec ses vieux ennemis socio-démocrates… Deux mois plus tard, les députés l’ont donc élue par 397 voix, une majorité confortable, la majorité requise était de 308 voix, et Angela Merkel, tout de noire vétue, a pu savourer sa victoire. Même si une cinquantaine de députés de la grande coalition n’ont pas voté pour elle, ce qui relative déjà son capital confiance.

L’heure ce matin n‘était qu‘à l’euphorie, et Gerhardt Schroeder, bon joueur, a été le premier à venir la féliciter. Contraint finalement à soutenir ce mariage de raison avec les Conservateurs, l’ancien chancelier se retire de la politique et devrait retrouver sa première passion, le barreau. Après son élection, Angela Merkel s’est rendue auprès du chef de l’Etat pour recevoir son acte officiel de nomination, et comme le veut la procédure allemande a ensuite prêté serment. La main levée devant le livre de la loi fondamentale, elle a juré qu’elle exercerait sa fonction “de toutes ses forces“et, en bonne chrétienne-démocrate, “avec l’aide de Dieu”. Première femme de l’histoire de l’Allemagne à gouverner, celle qui dirigera la deuxième grande coalition de l’après-guerre sait en effet qu’elle a du pain sur la planche. 51 pourcent d’allemands penseraient que sa coalition va à l‘échec. Demain, elle se rend à Paris et Bruxelles, jeudi à Londres. Premiere mise à l‘épreuve.