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Retraites : les solutions de la Commission Turner pour la Grande-Bretagne

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Retraites : les solutions de la Commission Turner pour la Grande-Bretagne

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Les pays européens ont entamé un large débat sur le relèvement de l‘âge de la retraite. Avec l’allongement de la durée de vie (82 ans en 2040 contre 78 ans en 2000) et la baisse de la fécondité en Europe, le ratio de dépendance démographique, c’est à dire le rapport entre actifs et retraités, va s’envoler d’ici 30 ans.La Grande Bretagne ne figure pas parmi les cas les plus préoccupants en raison de son dynamisme démographique et de son plein emploi, néanmoins le gouvernement a engagé il y a trois ans une étude sur le problème. La Commission Turner a rendu son rapport ce mercredi, elle préconise d’allonger la durée de travail jusqu‘à 68 ans d’ici 2050. Le retraite est actuellement à 65 ans pour les hommes et 60 pour les femmes.

Cette stratégie est des plus classiques. Le nouveau gouvernement allemand a evoqué la possibilité d’une mesure semblable, en Espagne, une proposition de réforme est en cours de discussion. En France 60 ans demeure la référence légale. Tous ces pays sont confrontés au vieillissement démographique. En Grande-Bretagne, le recul de l‘âge de la retraite préconisé concernera essentiellement le secteur privé. Pas question de toucher aux acquis des 5 millions de fonctionnaires britanniques déjà en place qui continueront de partir à la retraite à 60 ans. Seuls les nouveaux fonctionnaires, dès 2006, seraient touchés par une éventuelle réforme. Les syndicats de fonctionnaires refutent les accusations de favoritisme. Kay Carberry de la Confédération des Syndicats britanniques : “On a beaucoup parlé du soit-disant plateau doré des retraités du service public. Mais en moyenne le secteur public touche environ 7000 euros par an, ce n’est pas énorme. Et on parle d’infirmières, de fonctionnaires sous payés, d’enseignants…”