DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La stratégie britannique sur le budget européen

Vous lisez:

La stratégie britannique sur le budget européen

Taille du texte Aa Aa

17 Juin 2005, Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois et président alors en exercice de l’Union dénonce l’absence d’accord sur le budget communautaire alors que les dix nouveaux pays entrés dans l’Union étaient prêts à faire un geste en acceptant une baisse des aides qui devaient leur être attribuées.

Tony Blair et Gordon Brown ne l’oublieront pas. La déclaration choc de Juncker va être la base de la stratégie de la présidence britannique pour définir et proposer une nouvelle mouture du budget européen pour la période 2007-2013.

Concrètement sur les 296 milliards d’euros d’aides régionales, 150 milliards iront aux dix nouveaux pays membres dont 54 pour la Pologne, 22 pour la Hongrie et 23 pour la République Tchèque.

Cela représente 14 milliards d’euros en moins soit une baisse de 7 à 8% des aides régionales promises par la présidence luxembourgeoise.

Objectif de Londres : limiter la baisse du rabais britannique à 8 milliards d’euros faute d’obtenir une réforme de la PAC et demander aux dix nouveaux entrants des économies.

La présidence britannique les justifiant par sa volonté de permettre une plus grande flexibilité dans l’obtention des aides régionales afin que ces pays puissent utiliser au plus vite l’argent dont ils ont besoin comme ici pour une usine de retraitement des eaux en République Tchèque ou cet hôpital en Pologne.