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Tony Blair : attaqué à domicile, victorieux à l'extérieur

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Tony Blair : attaqué à domicile, victorieux à l'extérieur

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Attaqué à domicile, mais salué par ses partenaires européens : même s’il n’a pas obtenu le meilleur, Tony Blair a su éviter le pire. Le président de la commission européenne, Jose Manuel Barroso en est conscient : “Si on veut être juste vis-à-vis de Monsieur Blair, on doit reconnaître qu’il a montré du courage pour accepter de faire un compromis à un niveau qui est vu par beaucoup comme insuffisant, mais qui, dans son propre pays, devant l’opinion publique à laquelle il doit répondre, a été considéré sûrement comme excessif”.

Il faut dire que la ristourne britannique date d’une autre époque, celle où le Royaume-Uni était un des pays les plus pauvres de l’Union. Blair devait évoluer. L’analyse de Jorge Nunez, du centre d‘étude des politiques européennes : “D’un côté, il a, en partie, sacrifié le chèque britannique. Mais de l’autre, il a donné quelque-chose d’un peu plus important, quelque-chose qui s’inscrit dans une perspective plus large. La bataille autour de cette ristourne n’est plus pertinente. Blair le sait. C’est juste la presse britannique qui pense le contraire. Mais, si on sait compter, on sait que cette ristourne était excessive!”

En réalité. Tony Blair a très bien mené sa barque : si le rabais britannique est effectivement amputé de 10 milliards et demi d’euros jusqu’en 2013, dans les faits, avec 5 milliard et demi par an, la ristourne augmente même très légèrement par rapport à son niveau actuel. Tout cela, alors que Londres continue de ne pas financer la Politique agricole commune! Et ce sera le cas, au moins jusqu’en 2008. Rendez-vous est donné cette année-là pour tout remettre à plat.