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Kabarovsk compte les heures, les yeux fixés sur l'Amour

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Kabarovsk compte les heures, les yeux fixés sur l'Amour

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Cette ville de l’extrême-Orient russe s’organise à l’approche de la nappe de benzène venant de Chine. Charriée pendant des semaines par la rivière chinoise Shongua avant d’atteindre le fleuve, la nappe toxique ne se trouverait plus qu‘à quelques dizaines de kilomètres de Kabarovsk, une agglomération de 600.000 habitants.

Des milliers d’ouvriers, chinois et russes, ont achevé un barrage de 300 mètres de long en amont de la cité pour tenter de protéger la station de pompage. Toute la nuit, ils ont poussé sacs de sable, vieux wagons de marchandises et autobus dans le fleuve pour renforcer la digue construite à la hâte à quelques kilomètres de là. 200 tonnes de charbon actif ont été mises en place pour filtrer l’eau.

Depuis des jours, les habitants font des réserves : “ J’ai stocké de l’eau la semaine dernière, dit cette femme, mais elle est devenue fétide, elle n’est plus buvable.” L’eau n’a été coupée que dans une seul quartier, pour vérifications. Des camions ont apporté de l’eau potable à la population. Mais par moins quinze degrés, il faut être ingénieux pour l’empêcher de geler à la sortie des citernes