DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

L'année commence mal pour les relations russo-ukrainiennes

Vous lisez:

L'année commence mal pour les relations russo-ukrainiennes

Taille du texte Aa Aa

Faute d’un accord sur les tarifs gaziers, Moscou a hier officiellement cessé d’approvisionner en gaz son voisin ukrainien…L’entreprise russe Gazprom a fermé une partie des vannes mais c’est l’Europe de l’Ouest qui en ressent les premiers effets et commence à s’inquiéter.Environ un quart du gaz naturel consommé en Europe vient de Russie et pour l’essentiel passe justement par les gazoducs qui traversent l’Ukraine.

La Pologne a ainsi déjà remarqué une réduction de 14% des livraisons de gaz russe via l’Ukraine. En Hongrie aussi les livraison de gaz russe diminuent et Gazprom a déjà averti ses clients italiens de possibles difficultés d’approvisionnements… A Moscou le porte parole de Gazprom Serguei Kuprianov accuse ouvertement Kiev d‘être à l’origine de ces baisse de livraisons : “Nous disposons d’informations fiables selon lesquelles l’Ukraine siphonne une partie du gaz russe destiné aux consomateurs Européens.” De son côté Kiev dément les accusations de vols…Le président ukrainienpropose un compromis. Viktor Iouchtchenko se dit prêt à revoir les tarifs à la hausse mais réclame une augmentation graduelle… Les négociations sont au point mort et c’est pour l’heure les consomateurs ukrainiens qui sont les plus inquiets : “A cause de leur désaccord nos familles souffrent. L’Ukraine souffre. Toute les familles qui ont des enfants souffrent. Tout le monde a besoin de gaz. Nous n’aurions jamais imaginé que cela puisse être si difficile et douloureux.” L’augmentation exigée par Gazprom est il est vrai substantielle. L’entreprise russe veut ni plus ni moins multiplier par 4 la facture ukrainienne.