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Rien ne semble arrêter la propagation de la grippe aviaire en Turquie

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Rien ne semble arrêter la propagation de la grippe aviaire en Turquie

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Cinq nouveaux cas humains ont été recensés ce lundi, tous porteurs du dangereux virus H5N1. Et 21 personnes sont actuellement hospitalisées à Istanbul avec des symptômes suspects similaires à ceux de l‘épizootie. Alors que l’inquiétude grandit, le ministre turc de la Santé a été bousculé à Dogubeyazit, là où sont morts deux enfants touchés par la maladie. Les habitants de cette ville située à la frontière iranienne ont dénoncé l’inaction du gouvernement. Et c’est sous bonne escorte que le ministre a tenté de démontrer qu’il ne les avait pas abandonnés. Il a par ailleurs confirmé le nombre de 14 cas humains de la grippe avaiaire. Des malades soignés dans trois grandes régions du pays : le secteur de Van-Dogubeyazit dans l’est, le centre autour d’Ankara, et les bords de la Mer Noire dans le nord. L’Union européenne et l’Organisation Mondiale de la Santé ont envoyé des experts sur place. Ils n’ont relevé aucun cas de transmission d’homme à homme. Mais l’inquiétude gagne du terrain. Ce chef de village explique que les autorités locales ont du mal à faire face. Manque de matériel et de volontaires. Résultat: ils doivent faire front commun et rassembler toutes les volailles dans un même lieu pour qu’elles soient ensuite tuées. Par manque d’information ou à cause de la panique, les volailles abattues sont parfois jetées dans des puits, au risque d’infecter l’eau potable.

Face à cette propagation, Bruxelles réagit et annonce une nouvelle mesure interdisant l’importation de plumes non traitées provenant de six pays voisins de l’est de la Turquie. En revanche pas de nouvelle mesure à l’encontre de la Turquie même, déjà visée par une série d’embargos.