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Nucléaire iranien : la troïka européenne veut la saisine du Conseil de sécurité

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Nucléaire iranien : la troïka européenne veut la saisine du Conseil de sécurité

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Exaspérée par l’attitude de l’Iran dans le dossier nucléaire, la troïka européenne se tourne vers le Conseil de sécurité de l’Onu. Elle a décidé de convoquer une réunion de l’AIEA, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique.Une position annoncée hier qui sonne le glas des négociations engagées il y a deux ans et demi par Londres, Paris et Berlin.

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeyer, a souligné que leurs pourparlers “avaient abouti à une impasse”. “Vu le mépris de l’Iran à l‘égard des avertissements de l’AIEA et sa coopération insuffisante avec l’AIEA concernant certaines questions, a-t-il ajouté, “nous croyons que le moment est venu d’impliquer le Conseil de sécurité de l’Onu.” Une réaction qui ne pouvait que plaire à Washington, partisan d’une ligne plus dure. “La reprise provocante de l’enrichissement d’uranium par le régime iranienne, a déclaré la secrétaire d’Etat américaine, Condoleeza Rice, ne laisse à l’Union européenne que le choix de demander une réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA”. Rice a écarté “à ce stade” l’option militaire. Même du côté de la Russie, qui avait été hostile, tout comme la Chine à la saisine du Conseil de Sécurité, on sent poindre une certaine inquiétude.Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est dit convaincu que l’Iran va décider de reprendre son moratoire sur les recherches nucléaires. Mais, a-t-il ajouté, “ce sera difficile pour nous de continuer à faire des efforts pour régler la situation si Téhéran ne prend pas cette décision. D’après le secrétaire générale de l’Onu, l’Iran reste ouvert à des discussions avec l’Union Européennes. Téhéran, qui a achevé hier de rompre les scellés pour procéder à l’enrichissement d’uranium, a assuré qu’un transfert de son dossier nucléaire devant le Conseil de Sécurité ne l’inquiétait pas.