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Nigéria, Iran : la hausse des cours du brut ne fait peut-être que commencer

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Nigéria, Iran : la hausse des cours du brut ne fait peut-être que commencer

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Les prix du pétrole brut ont évolué mardi à leur plus haut niveau depuis plus de trois mois. 64 dollars et 25 cents pour le baril de brent et 65 dollars 25 pour le brut léger américain. Les problèmes se situent au Nigéria oú les violentes attaques contre le groupe pétrolier Shell ont interrompu la production : la baisse de la production se comptabilisant en centaines de milliers de barils de pétrole par jour. Le Nigéria exporte un brut de qualité : léger et peu soufré, une qualité très prisée car plus facile et moins chère à raffiner.
Cette année, la demande : 83,3 milliards de barils par jour, a talonné la production : 84,1 milliards de barils jour.
En 2006, l’AIE : l’Agence internationale de l’Energie table sur une croissance de 2,2% de la demande mondiale contre 1,3% en 2005. Parallèlement, les capacités excédentaires de l’Opep sont inférieures à 1,5 million de barils/jour, ce qui laisse peu de marge au marché en cas de problème grave dans un pays producteur d’après les chiffres de l’AIE.
Si on envisage un scénario catastrophe, ce pays pourrait être l’Iran. C’est en effet la crise iranienne qui tire également les cours vers le haut.
Les investisseurs craignent que d‘éventuelles sanctions économiques de l’ONU contre l’Iran amènent Téhéran à interrompre ses exportations de pétrole : un scénario qui serait à coup sur synonyme de flambée des prix du brut. L’Iran exporte en effet 2 millions 700.000 barils par jour, principalement vers l’Asie et l’Europe.