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Quatrième jour de paralysie pour Abidjan, malgré l'appel au calme du président

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Quatrième jour de paralysie pour Abidjan, malgré l'appel au calme du président

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Malgré l’appel au calme lancé par le président Laurent Gbagbo, Abidjan reste paralysée. Les jeunes partisans du chef de l’Etat continuent de tenir de nombreux barrages dans la capitale économique ivoirienne.

Plusieurs centaines de jeunes patriotes manifestent quotidiennement devant l’ambassade de France et le siège des opérations des Nations-Unies. Ils protestent contre la décision du GTI, le groupe de travail international chargé de suivre le processus de paix en Côte d’Ivoire, de ne pas prolonger le mandat de l’Assemblée nationale. Les partisans de Gbagbo crient à l’ingérence. Pour aider à désamorcer la crise, Olusegun Obasanjo a rencontré les dirigeants ivoiriens mercredi soir. Le président Nigérian a indiqué que “le GTI n’avait pas le pouvoir de dissoudre la chambre et que d’ailleurs il n’avait pas l’intention de le faire”. Des précisions qui ne semblent pas avoir été entendues par les manifestants. Ils réclament également le départ des 7.000 Casques Bleus et des 4.000 militaires français de l’opération Licorne. Les divers affrontements entre Casques bleus bangladais et partisans ont fait plusieurs victimes. A Guiglo, dans l’ouest du pays, quatre ivoiriens sont morts et douze autres ont été blessés lorsqu’ils ont tenté d’investir le camp militaire. Les forces onusiennes ont ensuite quitté Guiglo et Duékoué.