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l'Autorité palestinienne, plus que jamais dépendante de ses donateurs.

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l'Autorité palestinienne, plus que jamais dépendante de ses donateurs.

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Avec un déficit de 900 millions de dollars, elle est au bord de la faillite. Dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie, le chômage affecte jusqu‘à 70% de la population. La pauvreté touche 75% d’une population sans perspectives d’avenir. La majorité des 3,5 millions de palestiniens est totalement dépendante de l’aide étrangère gérée par l’ONU et la Banque Mondiale, ou versée directement à l’Autorité palestinienne. En 2005 l’aide internationale s‘élevait à plus de 910 millions d’euros, répartis entre l’aide humanitaire, les projets de reconstruction et le soutien direct à l’autorité palestinienne. L’Union Européenne, le plus grand donateur, a versé 500 millions d’euros, dont seulement 66 millions sont allés directement à l’Autorité palestinienne.

Des fonds attribués depuis 97 au nom de la paix et de la reconstruction, mais sous certaines conditions… Le chef de la diplomatie autrichienne, Ursula Plassnik, dont le pays assure la présidence de l’UE : “ Ce sont des principes tout-à-fait clairs. Le rejet de la violence, et l’acceptation que dans le futur, la paix doit s’appuyer sur une solution négociée sur la base de deux états indépendants”. Mais malgré 1,5 milliard d’euros d’aide européenne en cinq ans, la corruption de l’appareil de pouvoir et le bouclage israélien ont renforcé la dépendance économique de l’extérieur et la méfiance des donateurs. Le mur retarde les échanges commerciaux, et le fait qu’Israël ne cède ni l’espace aérien, ni l’espace maritime aux Palestiniens paralyse toutes perspectives de développement économique. La victoire du Hamas remet brusquement en cause les principes d’attribution de l’aide internationale. Fragilisant au reste l’Autorité palestinienne. Si celle-ci ne trouve pas 100 millions de dollars d’ici le mois prochain, elle ne pourra pas payer ses fonctionnaires et ses policiers. De quoi amplifier le risque de chaos.