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Surenchère diplomatique autour du nucléaire iranien

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Surenchère diplomatique autour du nucléaire iranien

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Le dossier iranien est entré dans une “phase critique” mais ce n’est pas encore “une crise”. Voilà l’analyse aujourd’hui de Mohamed El Baradei qui une fois de endosse l’habit d’arbitre et tente de d’enrayer la spirale des menaces. Le chef de l’AIEA, l’Agence Internationale de l’Energie atomomique, préside depuis ce matin une réunion des gouverneurs qui devrait, en principe, voter le transfert du dossier devant le Conseil de sécurité de l’ONU.“Il ne s’agit pas d’une menace imminente” explique Mohamed El Baradei. “ Que le Conseil des gouverneurs décide où non de saisir le Conseil de Sécurité, tout le monde est d’accord : l’unique voie de sortie passe par la diplomatie, par les négociations et il existe encore, pour toutes les parties concernés, une fenêtre d’opportunité pour aller de l’avant.”

Faudrait-il encore que le très conservateur président iranien assouplisse ses positions d’ici le 6 mars prochain, date à laquelle l’AIEA doit remettre son rapport d’enquête. Or, c’est tout le contraire qui semble se produire. Dans une lettre officielle adressée aujourd’hui à l’AIEA, Téhéran menace de représailles immédiates dans le cas d’une saisine du Conseil de Sécurité. Si les gouverneurs de l’AIEA validaient le transfert du dossier vers l’exécutif onusien, l’Iran annonce qu’il fermeraient partiellement l’accès de leurs sites nucléaires aux inspecteurs de l’AIEA. Dans une surenchère diplomatique, Téhéran promet également de reprendre toutes ses activités nucléaires suspendues. Un scénario catastrophe qui augmente encore les risques d’une escalade de sanctions et représailles.