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Bolkestein, un nom qui sera sur toutes les lèvres cette semaineà Strasbourg

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Bolkestein, un nom qui sera sur toutes les lèvres cette semaineà Strasbourg

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Les eurodéputés doivent discuter de la future directive ce mardi, puis se prononcer par vote jeudi. Cette législation doit permettre la libre-circulation des services. Pour autant, la version originale avait provoqué une telle levée de boucliers qu’elle a dû être revue et corrigée. La semaine dernière, les élus socialistes et conservateurs du Parlement européen se sont mis d’accord sur un compromis.

“Nous voulons une véritable ouverture des frontières et des marchés”, explique Evelyne Gebhardt, la rapporteuse du texte. “Et il faut que nous y parvenions. Dans le même temps, nous devons faire en sorte qu’il y ait davantage d‘égalité au niveau des standards de qualité entre les Etats-membres pour que l’ouverture soit possible.”

A ceux qui dénoncent les risques de dumping social à l’ouest, cet analyste européen répond que les nouveaux Etats-membres seront eux aussi soumis à la pression du marché.

“Il y aura des difficultés d’adaptation des deux côtés, à l’est comme à l’ouest, chez les anciens comme chez les nouveaux Etats-membres. Ce sera différent dans chaque secteur. Il y aura peut-être quelques secteurs où le coût de la main-d’oeuvre comptera davantage, et là, les anciens Etats-membres seront défavorisés. Mais il y aura aussi des secteurs où ce ne seront pas les coûts de travail qui primeront, mais plutôt la qualité, la formation et la structure. Et là, les anciens Etats-membres seront avantagés. Il faut donc voir cette question de façon différenciée.”

Dans leur compromis, conservateurs et socialistes ont supprimé le principe du pays d’origine. Les prestataires seront donc soumis au droit du pays d’accueil et non du pays où l’entreprise a son siège. Quant aux syndicats européens, ils ne désarment pas. Après les manifestations de samedi, une forte mobilisation est attendue ce mardi.