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Les consommateurs européens face la psychose de la grippe aviaire

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Les consommateurs européens face la psychose de la grippe aviaire

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Les consommateurs européens restent sourds aux arguments des autorités et des scientifiques qui affirment que manger de la volaille n’est pas nocif.La psychose s’empare de nombreux pays et la consommation chute, surtout dans les nations où la présence du virus H5N1 est avérée. En Italie, selon le principal syndicat des éleveurs, la consommation de volaille a dégringolé de 70% depuis deux jours. En Autriche, les clients se détournent des poulets sur les marchés. En Slovénie, selon les estimations d’un quotidien économique, les producteurs pourraient perdre près de 74 millions d’euros. En revanche, en Allemagne, la peur de la grippe aviaire n’a pas encore coupé l’apétit des gens pour les volailles.

La Confédération italienne des agriculteurs s’inquiète : les entreprises du secteur perdraient chaque jour six millions d’euros en moyennne. Les pertes s‘élèveraient pour le moment à 650 millions d’euros. “On ne vend rien, témoigne ce boucher italien. Une dame a acheté trois cuisses de poulet, c‘était les premières que l’on vendait !” “Je pense que c’est une peur généralisée, estime cet autre boucher, car en Italie, les poulets sont assez contrôlés”. Quant aux éleveurs de volailles qui voient leurs revenus baisser en raison de la grippe aviaire, ils ne pourront prétendre qu‘à une indemnisation limitée, reconnaît la Commission européenne. “Si les ventes et les prix chutent, a déclaré ce jeudi un porte-parole du commissaire à l’Agriculture, la Commission ne peut rien faire ! “