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Cessez-le-feu de l'ETA : prudence du gouvernement autonome basque et de Madrid

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Cessez-le-feu de l'ETA : prudence du gouvernement autonome basque et de Madrid

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L’organisation terroriste séparatiste basque ETA pourrait annoncer très prochainement un cessez-le-feu. Dans la presse espagnole, les rumeurs s’accélèrent alors qu’hier soir un attentat revendiqué par l’ETA a encore secoué le pays basque espagnol. L’explosion s’est produite près d’une entreprise de construction dans la zone industrielle de Trapagaran, à une douzaine de kilomètres de Bilbao.

Avant cette dernière attaque, le chef de l’exécutif basque Juan José Ibarretxe avait semblé donner du crédit aux rumeurs de cessez-le-feu de l’organisation armée : “Nous avons toujours été prêts pour les mauvaises nouvelles, maintenant nous sommes prêts pour les bonnes, nous sommes prêts à parler d’un cessez-le-feu de l’ETA. Vous savez comme moi que ces derniers mois, on a au moins évoqué 6 ou 7 dates précises.” Depuis quelques mois, le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero parle ouvertement de processus de paix car l’ETA n’a pas tué depuis mai 2003, et la société basque, y compris la gauche nationaliste, refuse désormais la violence à des fins politiques. Zapatero a déjà l’appui formel des députés pour ouvrir des négociations de paix. Seul le parti populaire s’y oppose. La réaction du numéro deux du PP Angel Acebes aux rumeurs de cessez-le-feu : “Leur offrir tous les jours de se rendre à la table des négociations au lieu de les envoyer sur le banc des accusés, c’est leur donner de l’espoir et c’est une grosse erreur quoiqu’il se passe dans les prochains jours.” Depuis le début de sa lutte pour l’indépendance du pays basque, en 1968, l’organisation terroriste a fait 850 victimes. Mais cela fait deux ans et neuf mois qu’elle n’a plus causé la mort de personne. En revanche, elle poursuit une campagne de racket et d’attentat.