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Irak : le président peine à enrayer la violence

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Irak : le président peine à enrayer la violence

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Le processus politique en cours en Irak risque d‘éclater en morceaux. La principale liste sunnite s’est retirée des négociations sur la formation d’un gouvernement d’union nationale et les violences intercommunautaires sont difficiles à stopper. Les manifestations tant sunnites que chiites se multiplient à travers le pays. Le président irakien Jalal Talabani a convoqué une réunion au sommet de tous les chefs politiques afin de tenter d’enrayer la spirale de la violence mais les dirigeants sunnites du Front de la Concorde ont boycotté cette réunion.

C’est un attentat contre le mausolée chiite de Samarra qui a mis le feu aux poudres et déclenché des représailles anti-sunnites. Au moins 130 personnes ont été assassinées depuis mercredi après-midi en Irak. 80 corps de personnes tuées par balles ont été transportés à la morgue de Bagdad. Une cinquantaine d’autres cadavres ont été découverts au sud de la capitale. Et à Bassorah, des détenus égyptiens et saoudiens d’une prison ont été victimes de cette vindicte : dix d’entre eux ont été exécutés par des hommes armés. La destruction d’une grande partie du mausolée chiite de Samarra lors d’un attentat a été suivie par l’attaque de plus d’une centaine de mosquées sunnites partout en Irak. L’ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité religieuse chiite du pays, n’a pas été entendu : il avait appelé les fidèles à manifester leur colère mais pacifiquement.