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La fusion Suez/GDF ne fait pas que des heureux

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La fusion Suez/GDF ne fait pas que des heureux

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La décision de fusionner le groupe privé français Suez avec le groupe public Gaz de France, français également, devrait se faire sur la base d’une fusion entre égaux soit l‘échange d’une action Suez contre une action GDF. Si l’opération aboutit, le nouvel ensemble ressemblera à un géant mondial dans les secteurs de l‘énergie et de l’environnement. Une fusion donnerait au groupe une énorme dimension en termes de capitalisation boursière, de chiffre d’affaires et de nombre de salariés.
Mais cette fusion ne plaît pas à tout le monde. En France, les syndicats qu’a reçus lundi Thierry Breton le ministre français de l’Economie et des Finances, craignent les conséquences sociales d’une telle opération et plus précisément le caractère privé du nouvel ensemble.
“L’annonce qui a été faite il y a quelques heures ou quelques jours, a fait l’effet d’une bombe, affirme Jean-Claude Pélofy du syndicat CGC de l‘énergie. Même si le rapprochement entre les deux groupes n‘était pas une surprise, depuis quelques mois, voire depuis quelques années, la méthode qui a été employée ne nous convient pas, elle ne convient pas aux salariés du secteur”.
Le gouvernement français devrait détenir à peine 40% du capital du nouveau groupe alors qu’il contrôle 80% de celui de Gaz de France actuellement.
En Italie non plus on n’est pas content de voir l’Etat français agir de la sorte et le gouvernement italien s’est montré très irrité par le protectionnisme français. Le groupe Enel est évidemment en train de revoir sa stratégie vis-à-vis de Suez.