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Philippines: L'état d'urgence est prolongé

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Philippines: L'état d'urgence est prolongé

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Raison invoquée: faire encore face à la menace d’un putsch militaire. Depuis vendredi, date de la rébellion d’une centaine de soldats, les arrestations se multiplient. Seize opposants au régime de la présidente Gloria Arroyo dont trois élus ont été inculpés ainsi que quatre hauts-gradés de la police. La tension est légèrement retombée dimanche soir. Un accord est intervenu entre les militaires putschistes et les forces de l’ordre.

Ils sont notamment accusés d’avoir incité la population à organiser des rassemblements anti-Arroyo. On est pourtant loin de la révolte populaire de 1986 qui avait contraint le dictateur Ferdinand Marcos à fuir l’archipel. La présidente Gloria Arroyo n’entend pas en arriver là et dès vendredi, elle avait promis d‘écraser la tentative de putsch. Des mesures de répression qui ont non seulement touché l’opposition de gauche mais aussi la presse.

Selon les analystes, ces évènements affaiblissent cependant la dirigeante et ajoutent à l’incertitude politique qui prévaut aux Philippines. Ils envoient aussi un signal négatif aux investisseurs étrangers dont le pays a cruellement besoin. Environ 40% des 84 millions de Philippins vivent avec 2 dollars par jour. L’opposition qui réclame le départ de Gloria Arroyo ne semble cependant pas en mesure de diriger le pays.