DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Israel : la campagne est lancée, sur fond de pragmatisme

Vous lisez:

Israel : la campagne est lancée, sur fond de pragmatisme

Taille du texte Aa Aa

La campagne électorale démarre ce mardi en Israel sous le signe du pragmatisme. Les trois principaux partis, Kadima, Travaillistes et Likoud ne font plus de grandes promesses sur le règlement du conflit avec les Palestiniens et préfèrent marquer leurs différences en axant leur campagne sur la personnalité de leurs candidats.

Le favori, Kadima, joue à fond la carte de son fondateur. Ariel Sharon fait figure de héro national et beaucoup d’israéliens soutiennent sa politique de fixation unilatérale des frontières. Même dans le coma, il marque la campagne, “C’est une campagne tres émotionnelle, un petit peu triste même estime cette analyste politique. Vous regardez ces spots, vous voyez ces images, vous vous sentez triste, c’est comme si Sharon vous manquait et que vous vouliez poursuivre son héritage.” Ehud Olmert se présente en fidèle successeur et éxécuteur de cette politique de désengagement, qu’il veut appliquer en Cisjordanie. Aujourd’hui même il revenait sur la question, comme pour mieux préparer l‘électorat israélien: “Ce n’est pas un secret, dans les années à venir nous n’investirons pas les mêmes sommes dans le développement des constructions et des infrastrutures au dela de la ligne verte que par le passé.” Kadima commence à dévoiler ses intentions pour la Cisjordanie: abandonner une vingtaine de colonies extérieures au mur de sécurité, et garder celles qui entourent l’est de Jérusalem comme Maale Adumin, ainsi que d’autres autour de Naplouse, Hebron et Ramallah. Le pragmatisme imprègne aussi la campagne des Travaillistes dont le leader est l’ancien syndicaliste Amir Peretz. Les Travaillistes qui avaient joué les pionniers en 93 en signant les accords d’Oslo, ont revu leur programme à la baisse et ne jurent plus que par la lutte contre le terrorisme, et la pauvreté.Conduit par l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, le Likoud, quant à lui ne parle plus de Grand Israel: après s‘être opposé au retrait unilatéral de la bande de Gaza, il ne revendique plus ce territoire, et préfère mener l’offensive contre le Premier ministre en poste, et candidat de Kadima…