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Bélarus : l'opposition attend son heure

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Bélarus : l'opposition attend son heure

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Un spot télé pour inciter la population à voter, mais l‘élection est sans doute déjà jouée. C’est en tous cas ce que pense l’opposition politique au Bélarus, à la veille de la présidentielle.

L’opposition dont le président sortant Alexandre Loukashenko a promis qu’il lui tordrait le coup “comme à un petit canard” si elle tentait un coup d’Etat contre lui. “Nous n’avons pas peur”, répondent les opposants, qui ont simplement prévu une manifestation après le vote demain soir dans Minsk, la capitale biélorusse. Loukashenko n’est pas vraiment reconnu pour ses idéaux et ses méthodes démocratiques. Parmi celles-ci, le système du vote anticipé, notamment pour les étudiants, et qui permettrait des fraudes. Olga est étudiante : “Nous ne voulons pas de pression, nous ne voulons pas être poussés à aller voter plus tôt. Nous voulons utiliser notre droit légitime de vote dimanche, pas avant, alors qu’on nous pousse à voter dans nos universités. Nous voulons être des citoyens responsables de notre pays, comme tous les autres.” “Je vais voter pour Loukashenko, même si je suis jeune, et c’est tout. J’aime son programme, il a des idées claires et bien arrêtées. Je vais voter pour lui”. Un président sortant qui bénéficie donc encore d’un large soutien au sein de la population biélorusse, un président aussi qui fait l’objet de pressions, notamment américaines, et récemment européennes : l’Union Européenne a averti le Bélarus que l’utilisation de la violence contre des manifestants entraînerait une réaction internationale forte. Alexandre Milinkievitch est le candidat leader de l’opposition et l’homme par qui le changement peut arriver. Ses supporters le souhaitent, et préparent déjà une révolution pacifique à l’image de ce qui a pu se passer en Géorgie et en Ukraine.