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Trêve de l'ETA : des conditions démocratiques

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Trêve de l'ETA : des conditions démocratiques

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Le “cessez-le-feu permanent” annoncé par l’ETA n’entrera en vigueur que jeudi à minuit. Il devrait lancer un processus de paix pour le Pays basque après 38 ans de violences terroristes qui ont fait plus de 800 morts en Espagne. En échange de cette trêve, l’ETA demande aux autorités espagnoles et françaises d’abandonner la répression.

Dans une version plus complète du communiqué, publiée ce jeudi par le journal basque Gara, canal habituel utilisé par l’ETA, le groupe armé appelle l’ensemble des secteurs de la société basque à passer, je cite, “de la parole à l’action” en s’impliquant dans le processus de paix. Batasuna, parti basque interdit en Espagne et considéré comme la vitrine politique de l’ETA, lance aussi un appel à Madrid et Paris : “Le gouvernement socialiste espagnol et le gouvernement de droite français, estime le chef de Batasuna, Pernando Barrena, doivent profiter de cette nouvelle opportunité politique. Ils peuvent apporter leur contribution dans un nouveau contexte démocratique et ils doivent stopper toutes les mesures répressives et de limitation de l’activité politique au Pays basque”. L’ETA a en effet été considérablement affaiblie par les opérations policières franco-espagnoles durant ces dernières années. Au Pays basque espagnol, le chef du gouvernement ne cache pas sa satisfaction : “Cette annonce de cessez-le-feu permanent, a déclaré Juan José Ibarretxe, est un énorme soulagement pour toute la société basque. Elle ouvre une fenêtre d’espoir que personne ne pourra refermer. Nous devons tous travailler pour ouvrir définitivement la porte au processus de paix qui, par le dialogue, mettra fin à la violence”.