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Israël : pour Ehud Olmert, le plus dur reste à faire

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Israël : pour Ehud Olmert, le plus dur reste à faire

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L‘élection d’hier était une première étape, reste maintenant à former un gouvernement de coalition. Olmert s’est fixé un objectif: obtenir une majorité confortable à la Knesset pour pouvoir accomplir sa promesse électorale, établir les frontières de son pays, d’ici 2010.

Mais le score de Kadima, en deça des prévisions, affaiblit le poids de ce programme dans une future alliance gouvernementale. Kadima devra donc faire des concessions. La première concession, c’est en direction des futurs partenaires de la coalition, les travaillistes, renforcés par leur seconde place. leur leader Amir Peretz réclame plusieurs postes clés du gouvernement, notamment les finances. Pour être à l’aise, Ehud Olmert doit obtenir le soutien de 70 à 80 députés à la Knesset. L’heure est donc à la comptabilité. Le scénario le plus probable ? l’alliance avec les partis de gauche, travailliste et Meretz, et avec le parti des retraités, au score très remarqué. Les partis ultra orthodoxes pourraient aussi faire partie de cette coalition aux multiples visages, comme le souligne David Horovitz, rédacteur en chef du Jérusalem Post : “Il est clair que c’est une victoire de Kadima, Ehud Olmert va former le prochain gouvernement, mais ce n’est pas ce dont il rêvait. Il ne pourra pas obtenir la majorité au parlement avec seulement des gens qui pensent comme lui. Il lui faudra s’entourer d‘éléments qui pourraient avoir des vues différentes des siennes”. Des éléments qui ont des avis radicalement différents en effet. Le parti ultra-orthodoxe Shass, évincé du gouvernement Sharon en 2003, s’impose comme la 3ème force politique après cette élection. Comme le parti United Torah Judaism, il défend l’idée d’un “grand Isarël”, et refuse toute négociation territoriale avec les Palestiniens. Malgré les projets de démantèlement futurs en Cisjordanie, les deux partis veulent revenir au gouvernement. Sans doute séduits par le pragmatisme de Kadima, qui défend l’unilatéralisme dans les négociations de paix avec les Palestiniens.