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Contrat première embauche: le dialogue en action

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Contrat première embauche: le dialogue en action

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Promulgué mais pas appliqué pour cause de réaménagement: le contrat première embauche est entre les mains des parlementaires français. Premier d’entre eux, Nicolas Sarkozy. Le ministre de l’Intérieur et président de l’UMP le parti au pouvoir a repris la main sur ce dossier brûlant et entend dénouer la crise grâce à un dialogue dit-il “sans préjugé”.

Les syndicats seront invités à l’Assemblée nationale. Mais Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière pose des conditions : “Si on nous dit, du côté des parlementaires, venez nous voir pour discuter de l’aménagement du CPE c’est pas la peine on n’ira pas. Si l’on veut qu’il y ait une discussion qui s’engage, faut que tout soit sur la table, y compris l’abrogation”.

Même prudence et même état d’esprit du côté des étudiants. Bruno Julliard, président de l’UNEF, principal syndicat étudiant opposé au CPE : “Nous sommes favorables à l’ouverture de discussions, mais à deux conditions: nous voulons avoir la certitude que le CPE ne sera pas appliqué dans les jours qui viennent, et puis la deuxième condition, c’est que nous voulons discuter de l’annulation du CPE et en aucun cas, discuter des aménagements à apporter”. La nouvelle journée d’action nationale de demain devrait redéfinir le rapport de force entre les anti-CPE et leurs nouveaux interlocuteurs. L’objectif des syndicats est de faire aussi bien que mardi dernier. Pour 71% des Français l’intervention de Jacques Chirac a radicalisé le mouvement.