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La bataille électorale italienne de plus en plus âpre

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La bataille électorale italienne de plus en plus âpre

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A trois jours des élections législatives italiennes, Silvio Berlusconi a évoqué pour la première fois l’hypothèse d’une défaite. Le chef du gouvernement a accusé pêle-mêle la presse, les magistrats, les grandes entreprises et les banques de s‘être alliés contre lui pour le faire perdre.

Visiblement crispé, il s’est aujourd’hui présenté comme un martyr de la démocratie : “C’est absurde de penser qu’on travaille sans relâche pour le peuple italien et de voir que ce sont des fonctionnaires rémunérés par les citoyens qui complotent, complotent, complotent contre le président du Conseil… C’est une infamie d’utiliser de tels procédés pendant la campagne électorale pour pousser les électeurs à faire un autre vote.” Cette dernière phrase vise précisément les magistrats du parquet de Milan en charge d’une enquête sur une fraude fiscale commise par la Fininvest, la holding coiffant les activités de la famille Berlusconi.

Si Berlusconi est plus que jamais virulent, Romano Prodi, chef de l’opposition ne veut pas se laisser déstabiliser et continue de mettre en avant des arguments construits. Ses alliés de l’Unione, comme Piero Fassino, chef des démocrates de gauche, ne s’y trompent pas : “Il sent venir la défaite. Berlusconi ne veut pas l’accepter et il fait tout pour empêcher que ça arrive. Qu’il n’ait pas envie d‘être battu, c’est humain, qu’il essait de gagner encore quelques voix, c’est légitime, mais qu’il le fasse en allant à l’encontre de toutes les règles, en hurlant, en agissant la plupart du temps de façon incorrecte, ce n’est pas une bonne chose.”

Les derniers meetings électoraux auront lieu demain soir. Mais déjà certains disent que cette campagne électorale était “la plus moche de l’histoire de l’après-guerre” en Italie.