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Le calme est revenu dans la capitale du Tchad

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Le calme est revenu dans la capitale du Tchad

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Un calme relatif, au lendemain de l’assault donné par les rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) qui a tenté hier de prendre le contrôle de N’Djamena. Même si le président Idriss Deby crie victoire, la situation reste encore très confuse.

Le régime tchadien accuse le Soudan voisin d’avoir armé la rébellion. Khartoum dément mais les Nations unies craignent une escalade de la violence dans la région. Le Conseil de sécurité, par la voix de l’ambassadeur de Chine, demande à la guérilla de cesser les violences et appelle Tchad et Soudan à ne pas s’affronter. Ancienne colonie française, le Tchad est indépendant depuis 1960 mais l’hexagone y a gardé une grande influence. 1200 soldats français y sont stationnés. Les rebelles accusent d’ailleurs un mirage français de les avoir attaqués. A Paris, le porte-parole de la Défense Jean-François Bureau dément : “Nous assurons un soutien. Nous ne participons pas au combat. Les unités françaises ne sont pas belligérentes”, affirme-t-il. Venus de l’est du pays, les rebelles tchadiens auraient passé la frontière soudanaise, non loin de la province du Darfour où un autre conflit fait rage depuis plus de trois ans entre rebelles et gouvernement soudanais.