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Tchernobyl : la bataille des chiffres

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Tchernobyl : la bataille des chiffres

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Centrale de Tchernobyl, Ukraine, avril 1986 : l’explosion du réacteur numéro 4 libère un nuage radioactif au dessus de l’Europe. C’est le plus grave accident nucléaire de tous les temps. Une catastrophe qui aurait fait selon l’Onu 4.000 morts. Des chiffres jugés ridiculement bas par Greenpeace qui parle de tragédie “consciemment minimisée”.

Dans un rapport publié ce mardi et basé sur les recherches de l’Académie des Sciences du Bélarus, l’organisation écologiste affirme que sur les 2 milliards de personnes touchées par les retombées radioactives, 270.000 auront un cancer et 93.000 en mourront. Toujours selon Greenpeace, 200.000 seraient déjà mortes en Russie, en Ukraine et au Bélarus. “Nous sommes en total désaccord avec la position des Nations unies et nous pouvons affirmer que ces chiffres sont faussés par l’industrie, elle cherche à oublier Tchernobyl qui représente l’un des derniers obstacles à la renaissance du nucléaire”. Ces chiffres sont bien sûr des estimations. Le problème, explique Greenpeace, c’est qu’il n’y a pas de méthodologie reconnue pour calculer le nombre de décès liés aux maladies imputables à Tchernobyl. Pour l’instant, seuls les cas mortels de cancers ont été recensés. C’est sans compter donc sur les autres pathologies, notamment les malformations génétiques.