DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

20 ans après Tchernobyl, l'enjeu du nucléaire en Ukraine

Vous lisez:

20 ans après Tchernobyl, l'enjeu du nucléaire en Ukraine

Taille du texte Aa Aa

Pour des millions de personnes à travers le monde, Tchernobyl symbolise un désastre total. Un évènement majeur de notre histoire, toujours source de controverses. Sur le nombre total de victimes. Sur les risques du nucléaire et son enjeu énergétique….. La récente bataille autour de la livraison de gaz russe à l’Ukraine a mis en exergue la dépendance energétique du pays, pour le directeur du site de tchernobyl, l’avenir de l’Ukraine passe forcément par le nucléair : “le récent scandale du gaz a montré que la demande énergétique en Ukraine et dans le monde est en augmentation, nous devenons plus dépendants des ressources énergétiques, et je pense que l‘énergie nucléaire est la meilleure option pour l’Ukraine”.

Rendre le site totalement sain prendra des années. Si le dernier réacteur opérationnel de la centrale a été arrêté, le problème du vieux sacorphage, qui risque de s‘écrouler, persiste. 100 m2 de fissures sont apparues, laissant passer une forte radioactivité qui affole les compteurs geigers.
Après la catastrophe, les autres réacteurs de Chernobyl ont continué à produire de l‘électricité pendant encore 14 ans. Nicolas Gouminiouk a vu ses amis exposés aux radiations. Ils sont morts les uns après les autres. lui garde confiance : “On a fait ce qu’il fallait. Les mesures de sécurité ont été renforcées et la centrale fonctionne très bien. Il n’y a aucun risque qu’il y ait un nouveau problème”.

La communauté internationale a rassemblé plus de 720 millions d’euros pour la construction d’une nouvelle chape d’acier. La structure la plus proche du réacteur ne pourra pas être approchée avant 2008 et il faudra 30 à 100 ans avant qu’elle soit démantelée. Mais en Ukraine on a intégré le risque nucléaire : “C’est un risque à prendre, comme celui de monter dans une voiture et de mourir dans un accident de la route, 100.000 personnes sont tuées ainsi chaque année, mais malgré cela, nous prenons le risque. Je crois que notre société, notre civilisation peuvent accepter le risque potentiel du nucléaire.”