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Dans la valée de la Bekaa, aux alentours de Beyrouth, ces bâtiments abandonnés semblent être les uniques vestiges de 30 ans de présence militaire syrienne au Liban.
Deux mois après l’assassinat de Rafic Hariri en février 2005, et au terme de plusieurs semaines de manifestations populaires, Damas retirait ses troupes. C‘était il y a un an.

Une décision qui a clôt un chapitre important de l’histoire du Liban, confortée quelque mois après par l‘écrasante victoire de l’opposition anti-syrienne aux législatives.
Une vague d’attentat élimine dans le même temps 13 opposants au régime syrien. Damas ne semble pas vouloir lâcher le Liban aussi facilement…

Pour le ministre des telecomunications, Marwan Hamadeh, également visé par un attentat, la retraite syrienne n‘était pas totale.
“La positivité de cette opération a très peu été ressentie sur la scène libanaise car ils ont laissé beaucoup de choses derrière eux. Leurs services de renseignement, des agents, des milices toujours liées à la Syrie et à l’Iran, et tout ceci combiné a empiété sur la volonté libanaise de restaurer une stabilité totale” explique Marwan Hammadeh.

Déjà affaibli par les attentats, le gouvernement anti-syrien s’est peu à peu fissuré ces derniers mois. Faute d’une majorité parlementaire il doit céder aux intérêts des deux principaux parti pro-syriens, le Hezbollah et le Amal mouvements qui n’ont pas abandonné les armes.

L’opposition s’est montré également impuissante à écarter le président Emile Lahoud…
Malgré les efforts du Premier ministre Fouad Siniora et ses appels à respecter la souveraineté de son pays, l’influence Syrienne reste très forte.

Les pro-Syriens, défendent quant à eux le statu quo comme une résistance aux pressions occidentales.
“Au lieu de l’ingérence syrienne comme ils disaient autrefois, ils ont maintenant l’ingérence américaine dans les affaires libanaises… et ce sont eux, les américains, qui apportent la confusion” affirme le parlementaire, Marwan Fares.

Le véritable test pour l’influence syrienne reste l’enquête internationale sur la mort de Rafic Hariri.
Mardi, pour la première fois, le president syrien Bachar el-Assad, qui réfute les accusations, s’est entretenu avec le procureur belge, Serge Brammertz,
qui instruit le dossier.

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