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Bras de fer pour la présidence

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Bras de fer pour la présidence

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La lutte pour la présidence italienne commence ce lundi dans l’arène de la Chambre des députés à Rome. Le vote pour le successeur de Carlo Azeglio Ciampi est au centre d’un nouveau bras de fer entre le centre droit et le centre gauche. Ciampi qui aurait fait un candidat de consensus n’a pas souhaité se représenter. Il a 85 ans.

C’est le successeur de l’actuel locataire du Quirinale qui devra nommer le prochain chef du gouvernement, en l’occurrence, Romano Prodi. Le chef de la coalition de centre gauche tient à voir Massimo d’Alema à la tête de l’Etat. Massimo d’Alema, chef de deux gouvernements de 1998 à 2000 est président du parti des Démocrates de gauche. Silvio Berlusconi s’oppose radicalement à la candidature de D’Alema. Le chef du gouvernement démissionnaire soutient Gianni Letta. Letta est décrit comme l‘éminence grise du Cavaliere. Des pourparlers ont été engagés ce week-end entre les deux camps. Le chef de l‘état étant le garant de l’unité pays, des voix s‘élèvent pour réclamer un consensus autour de l‘élection du président ou pour critiquer l’un ou l’autre potentiel candidat. Berlusconi estime pour sa part que proposer Massimo d’Alema est indécent. “On est pas loin de l‘état d’urgence pour la démocratie”, s’inquiète-t-il. 1010 grands électeurs vont désigner le futur président italien : ce sont les députés, les sénateurs et les représentants des 20 régions. L‘élection se fait la majorité des deux tiers pendant les 3 premiers tours et à la majorité absolue à partir du 4ème round.