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L'Amérique Latine bascule à gauche

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L'Amérique Latine bascule à gauche

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Chavez au Vénézuela, Lula au Brésil, Morales en Bolivie, Vazquez en Uruguay, Bachellet au Chili… Scrutin après scrutin, l’Amérique latine bascule à gauche. Au Pérou, Ollanta Humala est arrivé en tête au premier tour de l‘élection présidentielle. Et au Mexique la gauche talonne la droite pour la présidentielle du 2 juillet. Au total, la gauche, ou plutôt “les gauches”, pourraient se retrouver à la direction de 80% du sous-continent.
Le Venezuela en 1998, le Chili en 2000, le Brésil en 2002, l’Argentine en 2003, l’Uruguay en 2004, la Bolivie en décembre et peut-être le Pérou en juin prochain. Des pays à gauche certes, mais qui se tirent dans les pattes.

Car d’une capitale à l’autre, ce n’est pas forcément la même gauche. Entre Hugo Chavez et Lula da Silva, deux gauches s’opposent. L’un propose un discours radical aux accents populistes et avance des solutions nationalistes. L’autre, centriste, prône une politique budgétaire orthodoxe afin d’attirer les capitaux et cherche à insérer l‘économie dans la mondialisation. Entre eux rien de ne va plus. Lula est furieux depuis la nationalisation bolivienne. Le chef d’Etat brésilien et son homologue argentin, Nestor Kirchner auraient souhaité plus de concertation entre hommes de gauche.

Michelle Bachelet est également en colère. Le Chili achète du gaz à l’Argentine qui se fournit en Bolivie.

Autre frère supposé de la gauche sud-américaine, Tabaré Vazquez quant à lui, négocie discrètement un accord de libre-échange avec Washington. L’ Uruguay pense quitter le Mercosur, le Marché commun sud-américain. A l’inverse, Humala jure qu’il ne signera jamais avec Washington. Le Pérou rejoindrait alors le front anti-impérialiste consolidé à la Havane avec l’entrée d’Evo Morales dans l’Alba.
“Je suis très content de cette alliance entre le vénézuela, Cuba, et la Bolivie. C’est l’entente de trois générations, de trois révolutions…” dira ce dernier à ce moment-là. L’Alba, “l’aube” en espagnol, a été initiée par Hugo Chavez pour lui permettre d’aider Fidel Castro en lui fournissant du pétrole. En la rejoignant , Evo Morales a stigmatisé les divisions de la gauche sud-américaine.